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6 conseils pour parler de son handicap durant l'entretien
Nom : Sylvie et Azeddine
Profession : demandeurs d'emploi
Région : Rhône-Alpes
Azeddine cherche un emploi dans l'industrie, Sylvie s'oriente vers le management. Ils dévoilent leur méthode pour aborder la question du handicap au cours d'un entretien d'embauche.
Azeddine, 39 ans. Le port de charge répétitif lui est interdit. Il recherche un poste d’ouvrier dans l’industrie.
« Assumer sans se sous-estimer »
Il faut se rendre à un entretien en étant sûr de soi et en étant convaincu de sa valeur. Le pire serait sans doute de se considérer comme une personne inférieure. Je pense que les employeurs attendent de notre part de la motivation et de l’envie, comme chez les autres candidats, mais aussi de l’assurance. Il faut que tout cela transparaisse pendant l’entretien.
« Évoquer ses limites sans dramatiser »
La question du handicap doit être un point parmi d’autres durant l’entretien. En aucun cas, il ne doit être au centre de la conversation. Personnellement, je n’en parle pas immédiatement. Je me présente, je présente mon parcours, mes savoir-faire, et lorsqu’on me demande quel poste je souhaite occuper dans l’entreprise, j’évoque mes limites sans dramatiser. En revanche, je me montre très franc : il ne sert à rien de minimiser son handicap car, tôt ou tard, le principe de réalité vous revient à la figure.
« Montrer jusqu’au bout sa motivation »
Quoiqu’il en soit, la réaction du recruteur est immédiate. Certains sont gênés, d’autres se mettent à regarder ailleurs... Malgré tout, il faut aller au bout, ne pas lâcher, car parfois c’est un test. Il faut toujours laisser une bonne impression. Peut-être le recruteur aura-t-il l’occasion de réfléchir et de changer d’avis ? De toutes façons, je garde le cap parce que je veux sortir de mes entretiens la tête haute, fier de ce que j’ai montré de moi.
Sylvie, 35 ans. Elle doit éviter de porter des charges avec son bras droit, suite à un accident en 2004. Elle recherche un poste dans le management en agroalimentaire ou grande distribution.
« Se renseigner sur l’entreprise »
Certains recruteurs considèrent par principe les TH comme des « incapables ». Dans ce cas, ce n’est même pas la peine d’insister. Pour éviter ce genre de rencontre malheureuse, mieux vaut bien se renseigner sur l’entreprise auprès de laquelle vous postulez : savoir si elle développe une démarche sociale, si elle fait preuve d’ouverture dans sa politique de recrutement…
« Croire en sa valeur sur le marché du travail »
Parfois, la déprime nous guette tant les démarches sont périlleuses. Mais il ne faut jamais se défiler. Il faut toujours faire face et ne pas perdre espoir de trouver sa place sur le marché du travail. Compte tenu de mon expérience et de mes compétences, je postule pour un poste à responsabilité. Je sais que certains me considèrent comme un ovni mais il est hors de question que je me sous-évalue à cause de mes limites physiques. Je sais ce dont je suis capable et j’ai bien l’intention de le montrer.
« Informer le recruteur sur les aides financières »
Si l’entretien se passe bien et que le recruteur est réceptif à ce que je lui dis, je n’hésite pas à lui parler des aides financières auxquelles il aura droit s’il m’embauche. Certains ne sont absolument pas au courant et ça peut parfois peser dans la balance.




