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Portrait Séverine Arbelin

« Grâce à mon handicap, j’ai pu faire le métier dont j’avais toujours rêvé »

Nom : Séverine Arbelin

Profession : Fleuriste

Région : Aquitaine


En avril dernier, Séverin Arbelin prenait la tête d’un magasin de fleurs après une reconversion professionnelle.

Grâce à son handicap, c’est toute sa vie qu’elle a revue. Séverine Arbelin, dont une malformation altère l’audition, était secrétaire-standardiste dans une entreprise de transport. Un métier choisi par défaut : toute petite déjà, elle se voyait fleuriste.

Lorsque son audition se dégrade, notamment à cause du bruit qui règne dans les bureaux, Séverine Arbelin monte un dossier, avec l’aide de la médecine du travail, et sur les conseils de l’équipe dirigeante. Quelques mois plus tard, elle est reconnue travailleuse handicapée (catégorie A, à 20%) et elle obtient une aide de l’Agefiph (1 500 euros) pour l’achat des prothèses auditives. C’est son employeur qui prendra en charge les 1 000 euros restant. « Pour moi, ça a été très dur, parce que j’ai toujours été complexée par mes oreilles », raconte Séverine Arbelin, toujours coquette, qui accepte mal les contours d’oreille que lui impose son handicap.

Très motivée et avec l’envie de changer de vie, Séverine Arbelin se décide à faire un bilan de compétences à la suite duquel elle obtient un congé individuel de formation. Son but : se reconvertir au métier de fleuriste. Elle entre à l’école Formafleur à Ezin-Pinet (Rhône-Alpes) en septembre 2004. Son maintien de salaire est assuré par le Fongecif tandis que l’Agefiph finance la formation à la hauteur de plus de 5 000 euros.

À la sortie de l’école, elle est recrutée dans un magasin, à Bastia, après une semaine d’essai. Car « au départ, je souhaitais conserver un emploi salarié », explique Séverine Arbelin. Mais, épaulée par Action 70 – un organisme d’accompagnement à Vesoul –, Séverine Arbelin obtient des aides (un prêt à taux 0 de 3 000 euros consenti par le conseil général, une subvention Agefiph de 10 625 euros, un prêt d’honneur de 5 000 euros) pour la reprise d’un commerce qu’elle a repéré à Port-sur-Saône.

Aujourd’hui, dans sa boutique flambant neuve, Séverine Arbelin s’épanouit comme un tournesol au soleil. « Grâce à mon handicap, j’ai pu faire le métier dont j’avais toujours rêvé », dit-elle.