Trois questions à Pascal Lempereur, chef de service à l’association Service Plus

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Pascal Lempereur, chef de service à l’association Service Plus, a accompagné Claude dans son intégration professionnelle en milieu ordinaire. Interview.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouvez-vous nous présenter l’association Service Plus ?
Service Plus a été créée en mars 1989, à la demande de l’Association départementale des Amis et Parents de Personnes Handicapées Mentales (ADAPEI) du Pays de Montbéliard. L’objectif était de mettre en place un service pour l’emploi qui viendrait en complémentarité des acteurs locaux de l’emploi. Notre mission est d’accompagner les personnes handicapées mentales qui souhaitent travailler en milieu ordinaire et les entreprises qui les accueillent. Nous avons constitué un réseau d’entreprises à qui nous avons présenté Service Plus et expliqué la problématique du handicap mental. C’est à elles que nous faisons appel quand nous cherchons un poste. Nous accompagnons chaque année entre 150 et 160 personnes. Service Plus, bientôt Insertion Plus Franche-Comté, est l’un des prestataires ponctuels spécifiques (PPS) de l’Agefiph dans la région Franche-Comté.

 

Concrètement, comment intervenez-vous ?
Quand une personne handicapée cherche un poste en milieu ordinaire, Cap Emploi, Pôle Emploi, la Mission locale pour l’Emploi ou la Maison départementale des Personnes Handicapées nous sollicitent pour évaluer la cohérence du projet professionnel par rapport aux compétences de la personne et par rapport aux besoins des entreprises. En amont, notre mission consiste à faire cette évaluation par des tests de connaissances, de mémorisation, d’anticipation d’une situation. Ensuite, nous mettons la personne en relation avec une entreprise dont nous pensons qu’elle peut lui offrir un poste adapté. Après une première phase d’immersion, sous forme de stage ou de CDD, l’entreprise propose généralement un CDI. Nous assurons le suivi pendant toute la période d’intégration et nous sommes présents dès que le besoin s’en fait sentir, à l’occasion d’un changement de poste ou de service, par exemple.

 

Quel regard portez-vous sur le parcours de Claude Zimmermann ?
J’ai connu Claude Zimmermann quand elle était encore scolarisée dans un Institut médico-professionnel (IMPro) et j’ai pu mesurer le chemin qu’elle a parcouru depuis. Après une expérience professionnelle dans la blanchisserie industrielle, elle a eu la curiosité et la volonté de découvrir un nouvel environnement professionnel et elle y est arrivée. Elle a su trouver sa place dans le monde du travail en milieu ordinaire parce qu’elle a toujours fait preuve d’une grande polyvalence et d’une très bonne capacité d’adaptation.

 

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