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La société de terrassement SNMF s’organise pour préserver l’emploi d’un ouvrier en situation d’inaptitude

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Grâce à une réflexion collective engagée avec le Sameth, Mohamed, 45 ans, continue à travailler sur les chantiers dans des conditions adaptées à ses problèmes de santé.

1. L'expérience

Fiche rédigée le 15/06/2017


De retour au travail après un long arrêt


Dans le secteur du BTP, les situations d’inaptitude liées à l’usure professionnelle restent très fréquentes. Malgré les mesures de prévention, passé 45 ans, le risque de devoir changer de métier pour raisons de santé demeure élevé. Dans les PME, où les possibilités de reclassement interne sont limitées, l’équation n’est pas aisée à résoudre. L’entreprise de terrassement SNMF, implantée à Scientrier (Haute-Savoie), est toutefois parvenue à trouver une solution pour l’un de ses salariés, Mohamed, souffrant de problèmes au dos et aux bras, reconnus comme maladie professionnelle par la Sécurité sociale.
En 2014, au moment où l’ouvrier s’apprête à reprendre le travail après un long arrêt maladie, le médecin du travail alerte son employeur : Mohamed ne sera pas en mesure de reprendre le poste de travail qu’il a quitté quelques semaines plus tôt. Patrick Cohanier, le gérant de l’entreprise, est orienté vers le Sameth afin d’engager une démarche de maintien dans l’emploi.


Une réflexion collective



Les prescriptions du médecin du travail sont très claires : il n’est plus question, pour Mohamed, de continuer à porter de lourdes charges de cailloux, sable ou ciment, ni de manipuler des outils vibrants comme le marteau piqueur. Plus question non plus de travailler avec les bras levés au-dessus de l’horizontal.
Sur la base de ces restrictions, un échange est organisé entre le Sameth, le médecin du travail, l’employeur et le salarié. « L’objectif était de trouver, ensemble, une solution durable qui tienne compte à la fois des contraintes de la petite entreprise que nous sommes et de la situation de Mohamed », résume Patrick Cohanier.
Dans un premier temps, l’ouvrier réintègre l’entreprise en mi-temps thérapeutique. Alors que le travail est généralement organisé en binôme, il est prévu qu’il intervienne en appui d’une équipe déjà constituée, ce qui permet de lui confier des tâches moins contraignantes physiquement. Dans le même temps, une étude ergonomique du poste de travail est réalisée afin d’envisager d’éventuels aménagements. La démarche est soutenue financièrement par l’Agefiph au titre du maintien dans l’emploi.


Des solutions équilibrées


Au terme de cette première phase, l’ergonome recommande l’acquisition de matériel d’aide à la manutention, notamment une grue télescopique. À ces solutions techniques s’ajoute une redéfinition des tâches confiées au salarié : il continuera à travailler avec deux autres collègues sur des travaux de finition et sera accompagné par l’un d’eux lorsque cela s’avèrera nécessaire. « C’est un très bon ouvrier, il a de l’expérience, ses interventions constituent un plus qualitatif sur les chantiers tout en lui permettant de rester dans les limites de ses possibilités physiques », souligne Patrick Cohanier.
Bien que les nouvelles fonctions de Mohamed se situent en-dessous de ses qualifications, l’entreprise maintient son salaire au même niveau que précédemment. Afin de compenser cette situation, elle a fait une demande de reconnaissance de la lourdeur du handicap (RLH). Pour le gérant, c’est un bon compromis. « Grâce à l’accompagnement du Sameth et au dialogue entre toutes les parties prenantes, nous sommes parvenus à un équilibre qui, au final, satisfait tout le monde », estime-t-il.


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2. Le témoignage

Patrick Cohanier, gérant de la société SNMF


« C’est aussi l’intérêt de l’entreprise de préserver une équipe solide sur laquelle elle peut compter »


« J’ai la chance de pouvoir m’appuyer sur une équipe de salariés compétents et fiables. Cette équipe, j’y tiens. On travaille en confiance. Si l’un des ouvriers est en difficulté, comme cela a été le cas pour Mohamed, je ferai tout ce qui est possible pour trouver une solution. D’abord parce qu’à 45 ou 50 ans, on ne retrouve pas de travail dans nos métiers. Ensuite, parce que c’est aussi l’intérêt de l’entreprise de préserver une équipe solide, sur laquelle elle peut compter. »


   
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3. La fiche d'identité de l'entreprise

  • Entreprise : SNMF
  • Activité : Construction
  • Région :  Auvergne Rhône-Alpes
  • Effectifs : 12
  • Effectif TH : 1
  • Unités valorisables au titre de la sous-traitance : 0
  • Contact : Patrick Cohanier, gérant – s.n.m.f-t.p@wanadoo.fr
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4. La fiche technique

  • Nombre de salariés concernés : 1
  • Type de handicap : handicap moteur
  • Aménagements :
    - techniques : oui
    - organisationnels : oui
    - formation : non
  • Financements : SNMF, Agefiph, État
  • Partenaires : Sameth, médecin du travail, ergonome
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