Une jeune aide hôtelière en contrat « hors les murs » dans une maison de retraite

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À la résidence pour seniors Les Remparts, à Agen, le poste d’aide hôtelière a été confié à Amandine, une jeune femme détachée d’un Esat. L’expérience devrait se concrétiser par une embauche définitive.

1. L'expérience

Fiche rédigée le 15/06/2017


Détachée de son Esat, Amandine est intégrée aux Remparts comme aide-hôtelière


Implantée au centre-ville d’Agen, la résidence médicalisée « Les Remparts » accueille des personnes âgées, autonomes ou dépendantes, atteintes de la maladie d’Alzheimer et/ou de troubles apparentés, en séjour permanent ou en court séjour. Elle compte parmi les quelque 200 établissements gérés par le groupe DomusVi, spécialisé dans l’accueil et l’accompagnement des seniors. Le groupe a signé un premier accord sur l’emploi des personnes handicapées en 2015.
Quand il prend la direction de la résidence agenaise, Jean-Pascal Naud prend l’initiative de confier l’entretien des espaces verts à un Esat. « Il était important pour moi de travailler avec le secteur protégé et cette prestation permettait, dans le même temps d’apporter un appui à notre agent d’entretien, lui même en situation de handicap », indique-t-il.
De fil en aiguille, l’Esat Agnelis, dont il s’est rapproché, lui présente l’ensemble de son offre et notamment les possibilités de mise à disposition de personnel qui éveillent son intérêt. C’est dans ce contexte qu’Amandine, qui présente un handicap psychique, est détachée au sein de la résidence fin 2015 sur un poste d’aide-hôtelière. Ses missions : participer à l’entretien des communs et des chambres des résidents ainsi qu’à la préparation et au service des goûters et du dîner.


Une montée en compétences sans difficulté



Dans la filière de l’hébergement, le poste d’aide-hôtelière est une fonction à part entière. Les tâches y sont clairement définies, cadrées et bien séquencées au quotidien, un aspect qui convient parfaitement à Amandine.
Formée par la maîtresse de maison de la résidence au cours des premiers mois, elle bénéficie d’un accompagnement « bienveillant et équivalent à celui réservé à tous les nouveaux arrivants », précise le directeur. En cas de besoin, elle peut se tourner vers sa responsable ou vers une collègue. Dans les premiers temps, un point est par ailleurs organisé deux fois par mois avec un éducateur de l’Esat qui la suit.
Le handicap d’Amandine n’est pas directement perceptible. Sa nature n’est connue ni du personnel ni des résidents. Le regard posé sur elle ne constitue donc pas un obstacle à sa bonne intégration. « S’il y a eu des difficultés au démarrage, explique Jean-Pascal Naud, c’est d’abord du fait qu’il a fallu la rassurer sur les comportements et les troubles cognitifs de certains résidents. Il a également fallu l’aider à sortir d’une certaine réserve liée à son statut de travailleuse d’Esat détachée afin de l’amener à se considérer comme une professionnelle comme les autres. »


Un contrat en CDI pour bientôt


Au fil du temps, Amandine acquiert une plus grande confiance en elle. « Une fois levées ces réserves, elle a réellement commencé à se réaliser professionnellement, poursuit Jean-Pascal Naud. Elle aime prendre soin des personnes fragiles et les personnes âgées l’apprécient beaucoup. Son éducateur a très bien pressenti chez elle cette aptitude pour les relations humaines. Son approche est juste, elle tient bien sa place et respecte les personnes. Dans nos métiers, c’est extrêmement important ».
En 2016, à l’occasion de l’organisation du Duoday*, une opération de découverte métier visant à associer, le temps d’une journée, un travailleur d’Esat et un salarié, Amandine est promue référente sur son poste : elle est chargée d’accueillir et de guider une personne issue de son propre établissement. C’est un signe fort qui lui permet de prendre toute la mesure du chemin qu’elle a parcouru depuis son arrivée à la résidence. C’est aussi un signe avant-coureur puisque l’intégration définitive d’Amandine est actuellement en discussion. La signature d’un CDI lui permettrait de franchir le dernier pas pour intégrer définitivement le monde de l’entreprise.
* Initié en Belgique, le concept du Duoday vise à constituer, le temps d’une journée, des binômes en entreprise associant un travailleur d’Esat et un salarié. Cette journée est organisée en mars, depuis 2016, par l’Esat Agnelis et différents partenaires sur le département du Lot-et-Garonne. www.duoday.fr


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2. Le témoignage

Jean-Pascal Naud, directeur de la résidence Les Remparts


« Un véritable enrichissement »


« Comme directeur, je suis très satisfait du travail d’Amandine et des savoir-être qu’elle a pu déployer. Il est gratifiant de songer qu’on y a un peu contribué. La progression d’Amandine, sa capacité à prendre en charge des personnes âgées compte tenu de ses propres fragilités ouvre de nouvelles perspectives. C’est un véritable enrichissement. »


   
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3. La fiche d'identité de l'entreprise

  • Entreprise : Résidence Les Remparts
  • Groupe : DomusVi
  • Activité : services à la personne
  • Région :  Nouvelle AquitaineEffectif groupe : 13 500 salariés
  • Effectif TH groupe : 651 (2015)
  • Effectifs établissement : 54
  • Effectifs TH établissement : 6
  • Unités valorisables au titre de la sous-traitance : 0,44
  • Accord : oui (1er – 2015-2017)
  • Contact :  Jean-Pascal Naud, directeur, dir-remparts@domusvi.com
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4. La fiche technique

  • Nombre de personnes handicapées concernées : 1
  • Type de handicap : psychique
  • Aménagements
    - techniques : non
    - organisationnel : non
    - formation : oui
  • Financement : DomusVi
  • Partenaires : Esat Agnelis
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